À quoi bon tout ça

In Analyse, Commentaires, Histoire, Musique, Pense-bête, Politique, Quotidien
Scroll moé

Depuis maintenant plusieurs mois, je vaque à des occupations que l’on peu qualifier de professionnel de la musique, et ce, de façon exclusivement indépendante1. Naïvement, en me lançant bras et âme vers ce métier, j’ai cru pouvoir trouver un équilibre entre ma passion et mon désir ardent de dire « je suis présent » lorsqu’on demandera Qui s’est levé pour mettre un frein au cynisme, qui refusa de dire que c’était comme ça dans ce temps-là, qui désirait plus que tout être et existé, tant individuellement que collectivement, qui croyait en la liberté des peuples, aussi multiples la cession des territoires soit-elle nécessaire, pour établir un dialogue tant qu’à l’abolition de la souffrance, une meilleure redistribution des biens produits, y compris pour la planète et nos amis les animaux2. Bon, on est était où? Ah oui, je voulais blaster l’industrie musicale, mais je suis évadé dans une trilliade militante. Ben quoi, c’est pas parce le titre est à quoi bon qui faut pas commencer avec un peu d’optimisme! Bon, plutôt que blaster l’industrie musicale, il serait préférable de la plaindre, ce serait un terme beaucoup plus juste. Comment en vouloir à une communauté qui doit vivre sous-pression, dans la précarité et l’effondrement constant d’un modèle financier en perdition? Comment en vouloir à une communauté qui nécessite une force de travail surhumaine à un salaire médiocre pour échopper quelques artistes, qui eux, n’ont d’autres choix que de se lancer dans le nihilisme pour accepter d’être relégué dans les seconds rangs d’une société toujours plus en plus capitalisme et qui te demande constamment : Combien tu-vaux?Combien tu coûtes? que j’lui répondrais! 100 000$? Hum, j’vaux ça aussi. Par contre, mon métier exige une chose : ne pas être soustrait au système en place. C’est l’exigence des artistes : être affranchi de ce qui est en place pour se soustraire à sa gouverne morale. Sans cet indépendance, nous3, les artistes, ne pourront exprimer notre transcendence du monte.

Bon, j’exagère évidemment pas à peu près. On peux-tu juste trouver un juste milieu4? C’est que je me rends compte que ce qui tient les artistes à temps plein dans leur art, c’est une machine que je qualifierais d’équilibriste de la peanutte où chaque personne naviguant dans ce milieu vie avec une épée de Damoclès au dessus de la tête.5

Misère, ce shape divider, c’est comme une marrée de sang. C’est pas jojo. (π?????)

Test : Ah ben tabouère, je vais pouvoir commencer à perdre tout le monde dans mes dédalles si ce simple petit raccourci fonctionne. Sérieux, personne ne va te suivre là-dedans, mais bon, à un moment donné, tu vas peut-être avoir quelques histoires par-ci par-là. Garde espoir sur ta démarche, il faut penser sur le long terme.

Test 2 : Bon, là, en théorie, je devrais pouvoir revenir vers l’intro.

π??????

Dans la vie, il faut aussi en garder pour soi-même, c’est important. Par exemple, ICI6. C’est quoi ce signe π? C’est simplement une vieille anecdote de jeunesse avec mon frère, probablement un truc de soutient enfantine, lorsqu’on voulait dire qu’une situation était insensée, par sa logique plutôt que par un truc naturel. En fait, je me souviens pu du tout pourquoi on disait ça et dans quelle situation. J’en parlais il y a peu temps, les petites choses de l’enfance nous quitte à un certain moment, c’est pourquoi il est impératif de réparer7.

D’ailleurs, en parlant de réparer, il serait temps qu’on répare le web. Je cherchais en ligne sur les conditions des handicapés au sud de la Corée, suis tombé sur ce qui semble être un bon article du Le Monde, mais là BANG!

Sérieux, se frotter à ça lorsqu’on cherche de la vieille information, il faudrait pouvoir rétribuer l’article grâce aux bibliothèques du Québec. On doit ben pouvoir se payer des abonnements public pour tout le Québec, à la pièce bien entendu, pour ne pas avoir à se limiter en tant que nation lorsqu’on cherche des sources sérieuses. Un web sécurisé, ou du moins un web tributaire des deniers publics, ce serait intéressant ça! Tant que l’on ne limite pas l’accès au web, mais que l’on averti lorsque l’on quitte une zone non rétribuée. Imaginez ce que ça pourrait donner ICI si on donnait aux médias leurs indépendance plutôt que de les soustraire aux grands empires financiers? Ce serait épique! C’est un peu comme les artistes en fait, donne à un journaliste des moyens décent en fonction de sa visibilité et/ou de sa qualité8, et nous n’aurons plus besoin collectivement des modèles pré-établis par les Américains, soit des médias sensationnalistes à outrance overloadé aux publicités de trucks, de ses autres produits qui vends et, trève de malheur, de notre état!

C’est dur imaginer un monde meilleur possible et réaliste lorsque collectivement, nous nous le refusons.

La vraie richesse, c’est la différence

Phil Bourg

17 juin 2021

Notes en bas de page

  1. J’entends par-là qu’il n’y a aucune personne qui s’implique dans le projet financièrement que moi. Toutes les merveilleuses personnes avec qui je travaille sans rémunérer. Bon, j’allais écrire de quoi, mais je me rends compte que je peux pas, pour des raisons techniques, ces mêmes raisons techniques qui font que j’écris ce que j’écris dans ce texte finalement : l’industrie de la musique, c’est un milieu où travailler en dehors des réseaux subventionnés, c’est impossible, à moins de gagner à la loterie Sirius XM -> Allo Marc-André, fais-moi jouer!
  2. Sérieux, je sais pas trop comment on le dit autrement? Si nous acceptons l’idée qu’il faut cesser aussi la souffrance animal, sous-entendu sentient, et que nos besoins alimentaires ou textiles ne sont plus acceptables pour exploiter leurs existances. Une belle note végane en bas de page directe sur une phrase pas possible tellement elle est quétaine. Ça, c’est du Phil Bourg. Excuser-là!
  3. Nous. Wô, ça fin du bien d’écrire ça.
  4. Désolé si ça fait deux fois que tu pars le clip, j’arrête promis.
  5. J’exagère épouventablement en évitant de mentionner ceux QUI RÉUSSISSENT. C’est-à-dire une pointe d’Iceberg immaculée d’une trentaine de chanceux qui par leur talent immense et probablement une force de courage à tout casser, naviguent dans conditions enviables financièrement, mais méprisé profesionnellement. Rappel : gros titre dans les journaux disant que le métier le moins essentiel artiste. NOUS SOMMES NÉCESSAIRES, SANS NOUS, QUI SERA-LÀ POUR VOUS MONTRER VOS TRAVERS. Misère, je m’emporte encore en bas de page. Faudrait que je puisse utiliser des anchors à la place, je pourrais encore plus me perdre dans mes propres dédales.
  6. Sérieux, désolé si c’est ta troisième toune de ce premier album-là, c’est certain que tu le connais par coeur si tu t’es rendu ICI. AH ben là y doit être content!!
  7. Oh shit!!!! Ça fait tellement léninien ou pire, Coréen!!! C’tune joke pour la Corée, ça doit être tellement frustrant pour les Sud-Coréens de toujours être associé à leurs fraterie du nord, je pouvais pas m’empêcher de leur faire un clin d’oeil.
  8. Essayer pas, c’est rare qu’y en a qui ont les deux. BOOOOOMMMM